mercredi 14 mars 2012

À qui profite le Plan Nord?

«Au final, le Plan Nord, dans son montage actuel, nous apparaît donc exagérément favorable à l’entreprise privée en faisant porter la plus grande part des risques aux contribuables québécois en échange de faibles retours sur leur investissement collectif. En effet, entre ce que le gouvernement investira sur 25 ans et ce qu’il obtiendra en redevances, le déficit du Plan Nord s’élève à 8,45 G$ pour les contribuables québécois

À qui profite le Plan Nord?
Bertrand Schepper, chercheur avec la collaboration de Laura Handal, chercheure, Institut de recherche et d’informations socio-économiques

Létale légalité

On le sait peu, mais le président Barack Obama a le pouvoir de faire tuer n’importe quel citoyen yankee – ou autre –, du moment qu’il y ait l’ombre d’une présomption de soupçon que cette personne pût avoir des liens, si ténus fussent-ils, avec une organisation terroriste ou qu’il soit sur le point d’avoir le germe d’une idée de plan afin de songer à un moyen de frapper directement ou indirectement les intérêts US où que ce soit dans le monde.

Parlant de monde, ça en fait beaucoup.

Cette latitude a été officialisée, il y a un peu plus d’une semaine, par le procureur général des Stazunis. Ce dernier a déclaré que de telles mesures tombaient sous le coup des pouvoirs exceptionnels conférés au président en temps de guerre et échappaient de facto à toute jurisprudence. C’est un autre pouvoir qui s’ajoute, de manière tout à fait démocratique, à ceux permettant au président de kidnapper, enfermer et torturer n’importe qui.

Comme l’a si bien écrit le New York Times, il s’agit en fait d’une extension de la notion voulant qu’un président ait le droit d’employer la force extrême contre un ennemi conventionnel lors d’une guerre conventionnelle. En effet, il n’y avait qu’un pas à franchir pour que ce droit s’applique également contre un ennemi non conventionnel, lors d’une guerre qui ne l’est pas davantage.

Richard Nixon a été contraint de démissionner pour beaucoup moins que ça…

Pour ceux que ça intéresse, il y a un article fort intéressant sur le site de GlobalResearch.com à ce sujet. En anglais seulement; mais qu’importe, puisque nous sommes cAnadiens!

Dans la photo ci-contre, on voit M. Obama en train de travailler sur l’acte constitutionnel des Stazunis, lequel garantit les droits du citoyen. Le document en question semble masquer provisoirement la médaille de son prix Nobel.

mardi 13 mars 2012

Spoek Mathambo

Control | Spoek Mathambo (2011)
Via Boing Boing

Mignoncité

La mignoncité est un néologisme qui se veut l’équivalent du mot anglais cuteness. Si on éliminait toute mignoncité du Web, l’utilisation de bande passante chuterait probablement de moitié. Mignoncité, c’est aussi un tout nouveau blogue qui vous permettra de faire votre part.

Il faudrait aussi inventer le mot troudecuserie pour parler du concept de cette agence marketing qui a transformé des sans-abri en «hotspots wifi ambulants» le temps de la conférence SXSW.

Via Slate.fr

Interactions clandestines

Lancée il y a dix jours à peine, Collusion [une extension à installer sur le navigateur Firefox] a été développée par Mozilla, la fondation en charge de Firefox, toujours très impliquée dans les questions de vie privée sur Internet. Le petit logiciel permet de visualiser toutes les interactions des sites que l’on visite et les tierces parties avec lesquelles ils communiquent en arrière-plan. [...]

Au fil de la navigation, la bestiole déploie d’innombrables mandibules et tisse une toile complexe, telle une araignée numérique sous ecstasy, nous offrant un schéma précis des traces qu’on a laissées sur le Web, involontairement et surtout inconsciemment. Après un jour ou deux de surveillance, Collusion peut répertorier jusqu’à plusieurs centaines de régies et de serveurs différents, qui ont tous gardé un petit souvenir de notre passage.

Internet : sortez les mouchards!
Camille Gévaudan et Erwan Cario, Ecrans.fr, 13 mars 2012

Stalactites au soleil

lundi 12 mars 2012

Les chats ninjas

Via Buzzfeed

En kiosque

Un piano en bacon

Gros son gras, dit la publicité. Finalement, les agences de pub ont compris qu’il leur suffit de mettre des chatons ou du bacon pour que leur message devienne viral. C’est plate, mais c’est ça. La preuve...
Via Copyranter

Le temps qu’il fait

Via This isn’t happiness

Nous avons cessé de rêver

Montage de citations (en anglais) de Neil deGrasse Tyson, un astrophysicien américain qui est aussi connu en tant que présentateur de l’émission NOVA scienceNOW sur PBS.
Via The Daily What

V vs XYZ

Les baby-boomers ont tout eu. Ils ont tout pris pour ne laisser que des miettes. Ils se sont amplement servis dans l’assiette au beurre, de telle sorte qu’il n’est plus rien resté pour les autres, c’est-à-dire les générations X à Z incluse.

D‘abord, c’est faux. Les baby-boomers, sauf exception, ne roulent pas sur l’or. Aucun ne possède de parachute doré. Aucun ne jouit de l’illusoire «liberté 55». Tous ceux que je connais, sans exception, ont travaillé fort toute leur vie et se retrouvent, dans bien des cas, avec pour seule perspective une retraite aléatoire et des années de cheveux gris – dans tous les sens du mot – devant eux. Il y a bien une de mes connaissances qui a gagné sa retraite d’enseignant, sans pour autant l’avoir facile, après s’être tapé une dépression nerveuse au passage. Dans son cas, c’est certain qu’il en a eu plus qu’il ne souhaitait.

Ensuite, ce n’est pas vrai. Parce que le peu que les baby-boomers ont eu, ils se sont battus pour l’avoir. Que ce soit à coup de grèves, d’occupations, de manifestations et de travail, les acquis sociaux qu’ils ont arrachés, ce n’était pas seulement pour eux, mais pour tous ceux qui viendraient après. Ils se sont battus pour les obtenir; ils s’imaginaient que les prochains lutteraient pour les garder. Ça arrive à tout le monde de se tromper…

Finalement, c’est un mensonge de prétendre que les baby-boomers ne veulent pas que les générations futures disposent des mêmes «avantages». C’est le dogme néolibéral qui l’affirme.

Aujourd’hui, on leur jette la pierre avec l’eau du bain en feignant de croire que, parce que quelques-uns d’entre eux ont des conditions potables pour leur retraite, tous les baby-boomers sont des profiteurs et des prévaricateurs.

Peut-être les générations X à Z devraient-elles passer autant de temps à défendre les acquis sociaux qu’elles en mettent à blâmer ceux qui leur ont montré l’exemple. Qui sait si, alors, elles auraient des raisons à leur tour d’avoir foi en l’avenir, quitte à se faire tirer le tapis sous les pieds par leurs enfants.

Et puis, d’ailleurs, si certains s’appellent génération X, ou génération Y, ou génération Z, pourquoi utilise-t-on le terme «baby-boomers»?

On devrait les appeler «génération W».

Ou «génération V», pourquoi pas?

V pour Victoire!

dimanche 11 mars 2012

Jean Giraud/Moebius/Gir

Couvertures








Quelques-unes des couvertures imaginées par le directeur artistique Paul Buckley pour la collection Penguin Classics. Illustrations (de haut en bas) par Mike Mignola, Travis Louie, Tony Millionaire et Seth.

Voir la superbe galerie d'images.

Le salon de l’auto


La Simca 1956.

L’Homme de Rio

L’Homme de Rio | Philippe de Broca (1964)

Montréal vue du sol