Dans l'éternelle opposition entre fédéralisme centralisateur unilingue colonial, d'une part, et souverainisme séparatiste, de l'autre, on peine à placer la notion dite de «troisième voie» (sic). Celle-là même dont ma CAQ (Coalition avenir Québec) s'est gargarisée pendant des années.
Mais au vrai, qu'est-ce que la «troisième voie» dans le contexte d'une dichotomie aussi claire que celle mentionnée ci-dessus? Seul le bénéfice de l'expérience pouvait nous permettre d'y voir clair et, grâce aux nombreuses années de présence de ma CAQ au gouvernement provincial, nous avons enfin compris de quoi il s'agissait.
Essentiellement, la notion de «troisième voie» ne serait autre chose que l'attachement à un fédéralisme centralisateur et colonial qui, à l'occasion, consentirait à considérer les besoins particuliers du Québec, mais seulement pour n'y donner suite que lorsqu'ils servent le CAnada avant tout.
Bref, la «troisième voie» est une reddition masquée au profit d'un pouvoir à la fois étranger et arrogant. Et – non, M. le Gault* – elle ne sera jamais enterrée assez tôt.
* Le gault, ou argile de Gault (dite parfois «argile albienne»), est une formation d’argile raide de teinte gris-bleu à gris foncé, qui s'est déposée à profondeur moyenne dans des eaux marines calmes, au cours du Crétacé inférieur. [… Il] contient souvent des nodules phosphatiques en grande quantité, dont une partie est classée comme coprolithes, c’est-à-dire un excrément minéralisé, fossilisé.
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Argile_du_Gault)

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