Combien de commentaires élogieux ai-je entendus à propos du fameux discours du premier ministre cAnadien, M. Mark Carney, au sommet de Davos. Vous savez, ce sommet du capitalisme mondial où les chefs de gouvernement sont invités à cirer les godasses des chefs d'entreprise.
Ainsi, ce magnifique laïus, si encensé, aura-t-il été une profession de foi envers le libre-marché, la mondialisation, le néolibéralisme sauvage et tout le reste qui nous appauvrit un peu plus de semaine en semaine. Alors, bravo, mon Mark!
Tout de suite après, notre héros est allé à la Citadelle de Québec, symbole de la domination britannique à la lisière des plaines d'Abraham, où il a tenu un autre discours qui se voulait inclusif. En effet, il a affirmé – sans rire – que la bataille qui s'est tenue sur lesdites plaines, et qui s'est soldée par notre défaite, était un pas vers «le partenariat plutôt que la domination». Le même genre de «partenariat» que veulent imposer les Stazunis à son CAnada.
Lorsqu'on en arrive à proférer de telles conneries, il ne fait pas de doute qu'on passe pour un sacré menteur, un manipulateur ou un fieffé sans-allure. Or comment concilier celui qui tenait un discours si cohérent – quoique hautement funeste – et l'autre qui raconte des bêtises? C'est pourtant bien simple. Lorsqu'il parle de manière à peu près conséquente, il s'agit de M. Mark Carney lui-même. Par contre, lorsqu'il profère des âneries, celui qui parle est son frère Onglin.
C'est l'ennui des jumeaux; pas toujours facile de savoir à qui on a affaire.

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