lundi 1 août 2022

La stratégie du boomerang

 

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On sait que le gouvernement ukrainien exige encore plus de sanctions aux dépens de la Russie. Il n'est pas le seul, car quantité d'acteurs – sans jeu de mots – politiques occidentaux réclament la même chose à cor et à cri.


Or, on constate que, depuis l'imposition de sanctions économiques devant punir Moscou d'avoir envahi l'Ukraine, la situation économique russe ne s'est pas du tout détériorée. Certes, il y eut sur les places financières, au début, un effondrement de la valeur du rouble et les partenaires commerciaux européens ont mis un terme à la plupart de leurs échanges avec la Russie.


L'ennui, c'est que, depuis, le rouble a repris de la vigueur, au point où il atteint un taux de change supérieur à ce qu'il était il y a deux ans, tandis que l'euro est tombé à sa valeur la plus faible depuis 2002. Les prix se sont envolés en Europe, en particulier ceux des sources d'énergie, alors que les échanges commerciaux ont légèrement augmenté côté russe.


En prime, quatre gouvernements sont tombés en Europe: au Royaume-Uni, en Bulgarie, en Italie et en Estonie. Si les causes de cette déstabilisation sont sans doute multiples, il est certain que les sanctions destinées à affaiblir la Russie ont eu pour effet premier d'affaiblir les Européens. 


L'important, c'est que ça arrange les Yankees...




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