Je ne sais plus depuis combien d'années ma CAQ (Coalition avenir Québec) surfe sur le thème du fameux «troisième lien», cette nouvelle infrastructure devant relier les deux rives du fleuve Saint-Laurent à hauteur de Québec.
Déjà, on ne sait pas exactement à quel endroit ce pont, tunnel ou qui sait quoi devrait être construit. Des gens, plus ou moins experts, se sont crêpé le chignon pendant des mois sur cette question sans jamais apporter de réponse satisfaisante.
Comme si cette incapacité à définir en quoi consistait véritablement le projet ne suffisait pas, ledit projet a été imaginé, puis abandonné, puis ramené selon que la popularité de ma CAQ était à la hausse, à la baisse ou dans les bas-fonds.
Maintenant que le parti se retrouve en quête d'un nouveau chef, les deux principaux candidats s'affrontent sur ce terrain glissant. L'une met en doute l'éventualité de la réalisation du projet, ce qui nuira à sa popularité auprès d'une partie de l'électorat. L'autre veut aller de l'avant envers et contre tout, ce qui nuira à sa popularité auprès du reste.
Cette pomme de discorde – pour ne pas dire cette «patate chaude» – gagnerait à être enterrée si profondément qu'elle s'efface de la mémoire collective. Or, ceux et celles qui ont le plus à perdre à son évocation sont les premiers à brandir le projet envers et contre toute logique.
En revanche, il faut admettre que l'idée du troisième lien est un concept sur lequel on peut surfer à demeure sans jamais aller nulle part. N'oublions pas, cependant, que le principe du surf est justement que, tôt ou tard, on finit par boire la tasse.

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