jeudi 2 mars 2023

Le saint drame du syndrome




On se souviendra que les Stazunis, pris d'une sainte colère, avaient dénoncé le gouvernement de La Havane après que certains de ses diplomates eurent souffert d'un syndrome mystérieux. Immédiatement, on avait monté de toutes pièces un drame dans lequel les Cubains auraient réussi à induire par un moyen inconnu un mal au sein du personnel yankee.  


De plus, des diplomates cAnadiens auraient subi les mêmes problèmes de santé à leur ambassade et, en bon roquet, le gouvernement en poste à Ottawa avait emboîté le pas et dénoncé une possible conspiration visant à nuire aux diplomates.


Étant donné que seul le personnel cAnado-yankee semblait atteint, on en avait déduit deux choses: d'abord, que ces prétendues attaques menaçaient tout le monde; ensuite, qu'il s'agissait là d'un crime grave qui allait être incessamment prouvé.


Puis, graduellement, toute l'histoire était tombée dans un semi-oubli, dans l'attente du jour où de nouveaux développements allaient révéler les funestes pratiques des Cubains.


On apprend maintenant de Mme Avril Haines, la directrice nationale du renseignement aux Stazunis soi-même, «qu'il est très improbable qu'une entité étrangère [NDLR: c'est-à-dire Cuba] soit responsable» de ces problèmes de santé.


En d'autres termes, les malaises ressentis par les diplomates nord-américains étaient imputables à des causes environnementales, à des maladies conventionnelles ou à des conditions préexistantes.


Des causes environnementales? Peut-être que, si les Yankees mettaient un terme à leur occupation illégale de Guantanamo, ils se sentiraient mieux.


Les Cubains, eux, certainement…


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