D’accord, je reconnais que ça semble bizarre à première vue.
Effectivement, on est en droit de se demander qu’est-ce que
Paul – ou Saul – faisait dans le royaume de Juda au Ier siècle de
notre ère à persécuter des chrétiens s’il était originaire de la ville de Tarse
qui se trouve en Turquie.
Commençons par le commencement.
Paul était originaire de Cilicie – où se trouvait Tarse –, une région qui
comportait une minorité juive. Lui-même se considérait, apparemment, à la fois
juif et citoyen romain. Comment un juif de Tarse a-t-il pu devenir citoyen
romain? Le peu que l’on sait de sa vie – pour autant qu’il y ait un mot de vrai
là-dedans – n’éclaircit guère ce mystère. Ses parents lui ayant assuré une
éducation de scribe, il alla étudier à Jérusalem où il devint par la suite un
défenseur fanatique de sa foi. Aussi, se joignit-il volontairement aux
persécuteurs des premiers chrétiens, allant jusqu’à demander, et recevoir, des
lettres de recommandation pour aller se livrer à ses exactions jusqu’à Damas.
On connaît le reste de l’histoire.
Quant à la Cilicie, où se situait la ville de Tarse – aujourd’hui nommée Içel –, elle demeura une province romaine, puis passa, en 395,
sous la juridiction de l’empire romain d’Orient. La région finit par être
conquise par les Turcs et devint partie intégrante de l’Empire ottoman jusqu’à
la fin de la Première Guerre mondiale. Le traité de Sèvres, signé en 1919,
démembra ledit empire, cédant certains de ses territoires à la Grèce et à
l’Italie, et créant divers protectorats, dont ceux de la Palestine, de la Syrie
et du Liban où est née Mme Maria Mourani que nous avons l’honneur de saluer
bien bas au passage afin de marquer le respect que nous éprouvons envers la
fermeté de ses convictions passées, présentes et futures.
Paul de Tarse, bien des années après avoir krissé le camp en bas de son cheval. |
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