lundi 5 janvier 2026

Mots dits

 

 

par le prof Skannen

 

En janvier 1918, le président yankee d'alors avait présenté, au Congrès d'abord et au monde ensuite, ses fameux 14 points. Ceux-ci visaient à établir une base pour éventuellement parvenir à la paix, alors que la Première Guerre mondiale battait son plein.

Ils comprenaient des énoncés idéalistes, sans doute, mais empreints d'espoir pour le genre humain. En particulier, ils promouvaient le libre-échange, la démocratie, le désarmement, la souveraineté et l'autodétermination des peuples.

Comme l'univers répond à des cycles, quoi de plus normal que de voir, aujourd'hui, tous ces beaux principes foulés aux pieds par le président yankee actuel? En effet, alors que, au début du siècle précédent, les Stazunis se drapaient dans le manteau de la «nation indispensable», avec toutes les prétentions que cela sous-entend, voici que le masque – qui ne tenait plus qu'à un fil – tombe une bonne fois pour toutes.

Qu'importe la vérité, il suffit que, du haut d'une chaire de circonstances, on profère n'importe quelle accusation, depuis le narcotrafic jusqu'au terrorisme, pour renverser un gouvernement, bombarder un pays et emprisonner qui on veut. Alors que chacun sait que la seule véritable motivation à cette violence étatique, c'est le pétrole et le fric qui vient avec.

Ainsi, qui sera dans la ligne de mire de Washington, après le Venezuela? Cuba? La Colombie? Le Brésil? Le CAnada? Le Groenland? L'Iran? La Syrie? On sait déjà que la liste est inexhaustible quand il est question d'impérialisme.

Et après, on se demande pourquoi la vaillante République démocratique populaire de Corée s'est dotée de l'arme nucléaire. On a beau se foutre de sa gueule, mais mon pote Kim n'est peut-être pas si idiot que ça.


 Requiescat in pace




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