samedi 23 septembre 2017

Don-daine, la rengaine

Guillaume d'Ockham
C’est le nouveau mantra, en Occident. Vous savez: ce cher Occident tellement libre et démocratique qu’il en vient à frémir, tout icapable qu’il est à défendre ses propres processus électoraux.

Il paraît, maintenant, que les élections des puissances économiques européennes et américaines sont systématiquement sabotées – c’est-à-dire truquées – par une nation étrangère, toujours la même: la Russie.

L’hypothèse – car ce n’est rien de plus, tant qu’on n’aura pas au moins un soupçon de preuve – obsède présentement les analystes aux Stazunis, qui cherchent désespérément une explication à l’élection de Donald Trompe. Pour eux, cette hypothèse controuvée demeure préférable à l’interprétation la plus simple, le rasoir d’Ockham employé en politique, à savoir que leur système électoral est mal foutu et que l’électeur moyen yankee n’est pas des plus futés ni des plus sveltes…

Mais, au moins, aux Stazunis, la mainmise russe sur le processus électoral a un semblant de crédibilité, puisque Hillary Clinton était donnée gagnante par les sondages préélectoraux. Là où on approche du délire paranoïaque, c’est lorsqu’on prétend la même chose au sujet de la dernière élection française et de la prochaine allemande, là où, respectivement, Emmanuel Macron était favori, et où il a gagné, ce qui devrait aussi arriver à Angela Merkel qui est également considérée comme étant en avance.

Et même si c’était vrai que la Russie a trafiqué le résultat de ces élections, ça ne serait qu’un changement somme toute bienvenu.

Pour une fois que ce ne serait pas l’argent!

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