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Après avoir reçu un «cadeau» de 10 milliards de dollars de la part du gouvernement fédéral, la première ministre du Québec, Mme Christine Fléchette, n'a pas hésité à qualifier ce remboursement de nos impôts comme étant une «victoire».
On comprend son enthousiasme, car il est peu fréquent que le CAnada cède quoi que ce soit au Québec, en particulier de l'argent qu'il y a prélevé afin de pouvoir y interférer à son gré. Admirons Mme Fléchette pour qui la notion de victoire du Québec s'apparente presque à du péculat.
Honnêtement, je ne pensais pas que l'éventualité d'une élection du Parti québécois fasse peur à ce point.

On a de plus en plus de difficulté à comprendre pour quelle raison les Yankees sont allés en guerre contre l'Iran. Le pétrole, comme d'habitude? Le nucléaire, encore une fois? Le déblocage des voies maritimes, pour faire changement?
Comme, de semaine en semaine, Washington annonce que les belligérants sont à deux doigts de conclure un accord et que chaque rapprochement ne mène qu'à une reprise des frappes aériennes, on se demande un peu à quoi tout cela rime.
Le problème tient, je crois, à ce que les Yankees ne cherchent qu'à mettre un terme à la guerre autour du golfe Persique, alors que Téhéran cherche à faire cesser les hostilités à l'échelle du Moyen-Orient, Palestine et Liban inclus.
Cette dichotomie majeure rend plus difficiles les pourparlers. Et le fait qu'Israël semble mener le conflit depuis les coulisses n'aide en rien. Parce qu'Israël est un pays impérialiste – sionisme exige – et que Benyamin Netanyahu, étant extrêmement impopulaire dans son propre pays, trouve fort utile de prolonger tout conflit avec ses voisins afin de se maintenir au pouvoir. En effet, les Israéliens savent que ce n'est pas en temps de guerre qu'il convient de changer de cheval, fût-il rétif et criminel.
Surtout, ne perdons pas de vue que les Stazunis, première hyperpuissance planétaire, consentent à se laisser dicter leur ligne de conduite par une de leurs dépendances. Au fond, quand le monde navigue à l'aveugle, il ne faut pas s'étonner d'une telle antilogie.
