mercredi 28 mai 2025

Dumb dome

 


Telle paire, tel vice

 



Que voulez-vous? Il fallait bien que le digne fils de Pierre Elliott Trudeau aille faire le pitre devant sa monarchie, lui aussi.

Oui, car si on peut sortir le Trudeau de la trudeaumanie, on ne peut pas sortir la trudeaumanie du Trudeau.



* Ça me fait plaisir de pouvoir me foutre de sa jolie petite gueule encore une fois. Avec de la chance, peut-être pas la dernière...

mardi 27 mai 2025

Pauvre petite colonie

 



Je suis étonné de constater la teneur de certains médias à l'occasion de la visite de Charlot III au CAnada.

En effet, dans le contexte de tensions économiques avec les Stazunis, alors que la patrie de Mark Carney doit naviguer contre vents et marées afin de maintenir les profits de ce dernier, cette visite prend un caractère particulier.

Charlot profitera de sa venue afin d'affirmer la souveraineté du CAnada face à son puissant voisin. Personne, nulle part, jamais n'a soulevé qu'il était ironique – pour ne pas dire antinomique – de voir ce roi d'un autre pays défendre l'indépendance cAnadienne. Après tout, Charlot n'est-il pas le chef d'État de cette pauvre petite nation incapable, selon toute apparence, de se défendre elle-même?

Alors, dans de telles conditions, que reste-t-il de la notion d'indépendance tant vantée par un souverain britannique? Force est de constater que, au final, le Royaume-Uni est allé revendiquer sa colonie.

Symboliquement, il n'y a ici qu'une seule souveraineté: celle de la couronne britannique.

 


 



lundi 26 mai 2025

L'ivresse du pas pouvoir

 


Travail de sapé

 



Toujours sapé de son éternel complet grossièrement taillé dans une sorte de poche de patates, le président des Stazunis, M. Donul Trompe, a exprimé une vive déception devant l'intransigeance de M. Vladimir Poutine à propos des négociations visant à mettre un terme à la guerre en Ukraine.

Il n'a pas hésité à douter de l'équilibre mental du président russe. Or, s'il y a un spécialiste dans ce domaine, c'est bien lui, car il n'est pas seulement sapé du dehors; il l'est aussi du dedans.


vendredi 23 mai 2025

Sésame, ferme-toi!

 



C'est dire à quel point la crédibilité de nos gouvernants est à son plus bas. Une enquête récente a révélé que le public fait davantage confiance aux entreprises qu'aux gouvernements. Bien sûr, on va me répondre que le pouvoir politique n'en fait qu'à sa tête dans tous les domaines, et ce, bien souvent en agissant à l'encontre des avis et des intérêts de la population.

Mais n'est-ce pas exactement ce que font les entreprises elles-mêmes depuis tout aussi longtemps? Et d'ailleurs, à qui profitent les prévarications gouvernementales, sinon aux entreprises? Bref, la question s'impose: pourquoi la population distingue-t-elle entre gouvernements et entreprises, alors que les deux marchent toujours main dans la main?

Est-ce à dire que, si on leur en donnait la possibilité, les gens éliraient Ali Baba et ses quarante ministres?

Au vrai, c'est un peu ce qu'ils ont fait le 28 avril dernier…



mercredi 21 mai 2025

Charlot III

 



Tout le CAnada retient son souffle. En effet, son chef d'État, le monarque du Royaume-Uni, condescend à lui rendre visite. L'occasion sera belle pour le roi Charles III de lire le discours du trône et, au bout de 24 heures, retourner prestement par où il sera venu.

Si la visite est courte, elle ne lui permettra certes pas de visiter le pays au complet. Une chose est sûre, il ne passera pas par la rue De Bleury, à Montréal, où, en novembre 2009, il avait dû fuir par la petite porte devant une manifestation antimonarchiste.

Afin de souligner cette brillante victoire stratégique de la couronne britannique, la porte par laquelle le prince de Galles d'alors s'était enfui fut désignée «Wales Gate» en l'honneur du futur Charlot III humilié par une bande de mauvais sujets civils; et francophones, de surcroît!



lundi 19 mai 2025

Mots dits

 

par le prof Skannen



Ce 19 mai est un jour férié. Autrefois, la journée était appelée «fête de la reine» et entraînait une confusion bien légitime. En effet, du temps où Elizabête II était le chef d'État du Royaume-Uni et de ses dominions – dont le CAnada –, beaucoup de gens pensaient qu'elle était cette reine qu'il fallait honorer par un jour de congé. Or c'était faux.

La fête en question devait marquer la mémoire de la reine Victoria dont le long règne a duré 64 ans (1837-1901). Elle fut célébrée à tel point que cette période coïncidant avec l'essor de l'empire colonial britannique fut nommée «époque victorienne». Comme toutes les têtes couronnées sont plus ou moins co-sanguines, elle fut même surnommée «grand-mère de l'Europe». Le terme de son règne marqua le début de la fin de la prééminence planétaire britannique dont le déclin allait suivre celui de l'Europe tout entière après la Première Guerre mondiale.

Mis à part le jour de congé, la «fête de la reine» a toujours été plus ou moins bien reçue au Québec. Souvent ignorée, on préféra ensuite commémorer à cette occasion Dollard Désormeaux. Mais comme la légende de ce dernier tenait au conflit avec des peuples autochtones, on finit par associer le jour avec les Patriotes. C'était d'ailleurs une assez bonne idée, puisque la rébellion menée par ces derniers eut lieu la même année que l'accession de Victoria au trône.

N'empêche, cet attachement envers une reine d'un autre siècle, d'un autre continent et d'un autre pays fleure la nostalgie – voire l'obsession – pour un empire à la fois criminel et révolu.

dimanche 18 mai 2025

Le pape pipe

 



Je ne sais si vous avez remarqué, mais, à tout bout de champ, l'un ou l'autre pape en vient à critiquer les «abus du capitalisme».

Ce qu'il y a de notable, c'est que, tant que le quidam papal n'était que simple évêque, archevêque ou même cardinal, jamais il ne pipe mot sur ce genre de question.

Dès lors s'il faut attendre qu'un individu ait atteint la fonction suprême au sein de l'Église avant de l'entendre remettre en question les abus générateurs de misère, tant physique que morale, quelle leçon faut-il en tirer?

Cela, je pense, signifie l'une de deux choses. Ou bien les papes sont des hypocrites et leurs critiques ne sont sincères en aucune manière. Ou bien il faudrait que tous les ecclésiastiques sans exception soient élus papes.

Quant à cette seconde hypothèse, signalons que l'Église catholique a amplement les moyens financiers de la mettre en pratique. Cette constatation me fait donc pencher davantage en faveur de la première hypothèse.


samedi 17 mai 2025

La vie sert

 



Beaucoup ont remarqué que la première dame des Stazunis, la très slovène yankee Mme Melania Trompe, fait preuve d'une grande discrétion dans le contexte du second mandat de son mari à la Maison-Blanche. À tel point que d'aucuns s'interrogent à ce sujet. Évidemment, il est impossible d'empêcher les mauvais esprits de penser.

Certains se demandent si l'attitude distante de Mme Trompe est due à une quelconque désapprobation envers les politiques de son mari. D'autres, encore moins généreux, laissent entendre que le couple bat de l'aile, et ce, depuis des années déjà. Les plus aimables murmurent que la principale intéressée n'est guère versée dans la chose politique et que, en conséquence, juge plus approprié pour elle de restreindre au minimum ses apparitions en public.

Soyons sûrs que Mme Trompe est, en fait, une épouse aimante, viscéralement attachée à son pays d'adoption, et qu'elle n'a d'autre ambition dans la vie que de le servir au mieux de ses capacités.


vendredi 16 mai 2025

La solution à 145 %

 


jeudi 15 mai 2025

Le grand corps du CAnada

 



Cette fois, pas question de tourner autour du pot! Sitôt nommée, la nouvelle ministre des Affaires étrangères du CAnada, Mme Anita Anand – qu'on espère un petit peu moins incompétente que sa prédécesseure –, a osé critiquer le gouvernement israélien.

En effet, lors de sa première sortie publique sur la question de Gaza, elle a accusé Tel-Aviv d'«agresser» les Palestiniens. En outre, comme si la chose ne suffisait pas, elle a déclaré qu'on ne pouvait tolérer «que la nourriture continue d'être utilisée comme un outil politique».

On reconnaît bien là la haute stature morale du CAnada qui réagit contre une décision de l'État hébreu qu'il ne saurait être question d'ignorer. En effet, tant qu'Israël massacrait des femmes et des enfants, qu'il utilisait des armes prescrites par les conventions internationales contre des civils, qu'il bombardait systématiquement des refuges, qu'il empêchait les organisations humanitaires d'intervenir, qu'il visait des écoles et des hôpitaux, qu'il refusait de respecter les cessez-le-feu, ça pouvait toujours aller.

Mais, finalement, comme le génocide, tel qu'il était mené par Israël, allait un peu trop loin en provoquant une famine, le gouvernement a finalement réagi en manifestant un certain degré de réprobation.

Comme on voit, le sang du CAnada n'a fait qu'un tour; mais ça lui a pris un an et demi. Que voulez-vous, c'est un si grand corps. Et un si petit tour…


mercredi 14 mai 2025

Bob XIV serait-il un Bob Gratton?

 


mardi 13 mai 2025

Gérard Menfait


 

lundi 12 mai 2025

15% de bénédictions

 


L'art du «deal», pickle

 



En 1987, un certain Donul Trompe «publiait» un livre intitulé The Art of the Deal. Les guillemets ici étaient de rigueur, car le livre a été écrit par un certain Tony Schwartz, lequel s'était inspiré de conversations – on devrait dire «monologues» – tenues avec le principal intéressé qui, au vrai, arrive difficilement à lire; quant à écrire…

Essentiellement, le bouquin consistait en une sorte d'autobiographie ayant des ambitions didactiques afin d'expliquer comment il fallait mener des négociations d'affaires. Tant que lesdites négociations se déroulaient derrière des portes closes, il devenait ardu de juger à quel point ces conseils étaient judicieux. Or, maintenant que ce cher, bon, gros, vieux Donul occupe la présidence des Stazunis et qu'il s'est lancé à corps perdu dans une série de guerres commerciales, on peut juger du talent du personnage dans ce contexte.

C'est donc avec surprise et admiration que nous devons constater que Donul Trompe est effectivement un négociateur hors pair. Il suffit de le laisser mariner dans son jus d'incompétence, chaque fois qu'il prend une initiative mal avisée, pour le voir se négocier lui-même à la baisse et de manière forcenée, encore.

Ainsi, ses fameux tarifs douaniers punitifs de 145% appliqués aux importations chinoises ont été ramenés, en moins de 48 heures, à 30%. Nul doute qu'ils seront encore réduits prochainement, lorsqu'il sera devenu évident que 30% est un taux toujours prohibitif qui n'allégera pas de beaucoup le fardeau inflationniste menaçant les consommateurs yankees.

C'est tout un négociateur, celui qui se tire dans le pied à répétition. À ce compte-là, ce ne sont pas des jambes qu'il lui faut; c'est tout un lot de tentacules.