mercredi 27 septembre 2023

Que dire du non-dit?

 


Rota triss



À n'en pas douter, les séquelles d'une sinistre conspiration antinazie.


 

mardi 26 septembre 2023

Hunka, cas




Il n'y a pas à dire, rien ne vaut La Presse pour parler des vraies affaires et pour poser les bonnes questions. En effet, comment se fait-il qu'un ex-nazi soit ainsi devenu un héros cAnadien ovationné par toute la Chambre des communes et le Sénat, premier ministre compris?


Eh bien, voilà. Lors de l'invasion non provoquée de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) par l'Allemagne nazie en 1941, il y eut une farouche résistance de la part non seulement des forces armées, mais aussi de la population civile. En effet, contrairement à ce qui se passait en Europe occidentale à la même époque, l'occupation par les envahisseurs n'était pas seulement due à une guerre de conquête, mais également à une guerre d'extermination. Au total, à la fin des hostilités, l'URSS eut à déplorer tant de morts qu'on n'en a jamais su le nombre exact. Les estimations oscillent aujourd'hui entre 25 et 30 millions, en majorité des civils.


Dans de telles circonstances, il s'est formé des unités de résistants appelés «partisans» dans les campagnes et les forêts soviétiques. Pourquoi «partisans», parce qu'ils se réclamaient du Parti communiste. Comme les partisans gênaient considérablement, par leurs actions de sabotage, les communications nazies en territoire occupé, l'Allemagne finit par recruter d'efficaces collaborateurs parmi ceux qui étaient sympathiques à ses idées. Bref, des anticommunistes fervents et des antisémites affichés qui, en prime, nourrissaient une haine viscérale à l'endroit des Russes.


Des bataillons furent levés entre autres en Ukraine, afin de contrer les partisans. Or, au fur et à mesure que la guerre évoluait en leur défaveur, les nazis allemands éprouvèrent le besoin de déployer en première ligne ces unités aux mains déjà couvertes de sang. Certaines d'entre elles furent même incorporées à la terrible SS, l'élite des forces armées nazies. C'est ainsi que fut créée, en 1943, la 14e division SS, dite «Galicienne», laquelle combattit un peu en Ukraine occidentale – en Galicie –, mais surtout en Pologne, en Slovaquie, en Yougoslavie et en Autriche.


Ses soldats, détenus en Italie à la fin de la guerre, firent des pieds et des mains afin de ne pas être déportés dans leur pays d'origine, soit l'URSS, car ils étaient des traîtres ainsi que des renégats, et qu'ils n'avaient aucune illusion quant à leur sort. Aussi, les Britanniques et le Vatican intervinrent-ils en leur faveur. Leur statut fut modifié. De prisonniers de guerre, ils devinrent du jour au lendemain des ressortissants ennemis, désormais soustraits aux exigences soviétiques et éligibles à l'émigration, en particulier au Royaume-Uni et au CAnada.


Et c'est ainsi, mes chers petits enfants, que Yaroslav Hunka est devenu un bon citoyen cAnadien digne des hommages que sa législature bien-aimée lui a rendus. 


Seul doute qui plane encore, on ne sait pas de quel nombre d'atrocités ce cher Yaroslav a été témoin tout au long de sa belle et glorieuse carrière militaire. Atrocités, bien entendu, que ni lui ni aucun de ses camarades n'ont commises.


Ce serait embarrassant pour le fils de Pierre Elliott Trudeau.


lundi 25 septembre 2023

Se mire la belle

 


Roxham suffit II

 




* https://fr.wikipedia.org/wiki/Gendarmerie_royale_du_Canada

Logement alloué

 


dimanche 24 septembre 2023

Montréal vue du sol


 

samedi 23 septembre 2023

Montréal vue du sol

 


vendredi 22 septembre 2023

La famille des quatre



Devant la montée des prix due à l'inflation que l'on a imputée à tout, sauf à la spéculation capitaliste, le gouvernement qui dirige le fils de Pierre Elliott Trudeau a mis de l'avant un projet de loi favorisant le logement et l'épicerie abordables.


Qui pourrait s'opposer à la vertu? D'autant que ladite vertu ne sera en définitive qu'une façade électoraliste qui n'aura probablement aucun effet sur le porte-monnaie de la plupart des citoyens.


Eh bien, je vais vous dire qui. Nul autre que le Conseil canadien des affaires qui reproche à cette future loi de fausser le principe du libre marché, lequel – c'est bien connu – est systématiquement respecté grâce aux collusions secrètes entre les grands joueurs de la finance et du commerce afin de maximiser leurs profits sur le dos des moins nantis.


Après tout, à quoi ça sert d'être très, très riche si on ne peut s'enrichir davantage? C'est un fait connu que, malgré tous leurs efforts, les privilégiés n'ont jamais été capables de répondre à l'éternelle question: «Ça prend combien de milliards pour faire vivre une famille de quatre?»


Personne n'a jamais été assez riche pour le savoir.

 

jeudi 21 septembre 2023

L'empire empire



Réflexion intéressante dans cet article. Lisez-le, quitte à vous faire accuser d'anti-étatsunisme primaire.





 

Amour filial franco-britannique

 


mercredi 20 septembre 2023

Marathon à obstacles

 


Tout ira bien!




Les ambitions du gouvernement de François le Gault* frappent par leur ampleur. En effet, d'ici l'année 2030, il prévoit installer 116 000 bornes de recharge dans tout le Québec. En outre, son objectif est de mettre sur la route deux millions de véhicules électriques.


Ce sont ces promesses à long terme qui se trouvent dans la même veine environnementale que les promesses du premier ministre cAnadien de planter deux milliards d'arbres. C'est-à-dire des promesses en l'air qui, de toute façon, ne se réaliseraient jamais du temps que les responsables qui les ont proférées sont au pouvoir.


Mais, juste au cas, préparez-vous quand même. Imaginons qu'effectivement, en 2030, deux millions de véhicules électriques sillonneraient les voies de la Belle Province. Alors, en 2035, comment allez-vous traiter deux millions de batteries lithium-ion en fin de vie?




* Le gault, ou argile de Gault (dite parfois «argile albienne»), est une formation d’argile raide de teinte gris-bleu à gris foncé, qui s'est déposée à profondeur moyenne dans des eaux marines calmes, au cours du Crétacé inférieur. [… Il] contient souvent des nodules phosphatiques en grande quantité, dont une partie est classée comme coprolithes, c’est-à-dire un excrément minéralisé, fossilisé. 

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Argile_du_Gault)


mardi 19 septembre 2023

Admire Volodymyr

 


lundi 18 septembre 2023

L'Inde est terminée

 


Ta YUL




Il y a un curieux phénomène, à Montréal. On dirait que le lien entre son aéroport et le centre-ville demeure un problème insoluble. 


On a eu beau rapprocher les pistes depuis Mirabel – le site imposé par le père du fils de Pierre Elliott Trudeau – jusqu'à Montréal-Trudeau, à Dorval, rien n'y fait. C'est toujours un problème majeur quand vient le temps d'accéder aux installations ou d'en sortir. Qu'il s'agisse de la distance, des travaux routiers interminables ou de l'absence d'infrastructures, il demeure difficile, voire aléatoire, d'aller prendre son vol ou de rentrer chez soi.


Cherche-t-on à décourager les voyageurs? Sûrement pas: il y a de l'argent à leur soutirer. Est-on incapable de planifier en fonction de l'affluence? Ce serait étonnant, depuis que l'aéroport est là, on connaît son degré de fréquentation. Alors?


Qu'on soit hésitant à financer une liaison ferroviaire efficace, ça se comprend. Qu'on soit incapable d'assigner un nombre suffisant d'autobus et de leur attribuer une simple voie réservée, c'est moins concevable.


C'est à se demander si le code international pour l'aéroport sis à Dorval, YUL, n'a pas été choisi par l'anglosphère pour sous-entendre «YUL have fun…» 


Sur un ton sarcastique, bien entendu.



dimanche 17 septembre 2023

Au poil



Le 10 septembre dernier, alors que s'était terminé le retentissant congrès du Parti conservateur du CAnada à Québec, un vol de la compagnie WestJet quittait la Capitale nationale pour Calgary.


Ce que les passagers ignoraient, et qu'une brutale intervention leur a appris, c'est que M. Pierre Poilievre, chef de la formation politique de droite, était à bord. Probablement s'ennuyait-il profondément. Il demanda la permission, qui lui fut accordée, d'adresser quelques mots aux passagers du vol en utilisant le système de communication de l'avion. Vous savez cet interphone grâce auquel les seules paroles intelligibles sont: «… un message de votre capitaine…».


Évidemment, M. Poilievre voulait sans doute s'adresser à ses partisans qui retournaient comme lui dans leur cambrousse, sauf qu'il y avait certainement à bord des gens qui n'avaient pas participé au congrès, qui n'étaient pas membres du Parti conservateur, qui n'en avaient rien à cirer de la droite ou même de la politique. Bref, des gens qui se sont emmerdés tout le temps que M. Poilievre s'est fait aller le clapet. Déjà, voyager à bord d'un avion met suffisamment la patience de l'humain moyen à rude épreuve sans en ajouter une couche.


Toujours est-il que ce ne fut pas le principal intéressé qui a été critiqué par nombre de personnes, dont le syndicat de WestJet, mais bien la compagnie aérienne qui a promis être plus restrictive dans ce genre de situation à l'avenir.


Dans le même ordre d'idées, certaines personnes se demandent comment il se fait que son nom est Pierre Poilievre. Eh bien, c'est parce que, tout anglo-saxon qu'il soit, il a été adopté par une famille fransaskoise. D'ailleurs – et si je puis me permettre un conseil éclairé –, compte tenu de l'ouverture d'esprit du CAnada, je lui recommande fortement d'angliciser son patronyme. Pour le prénom, c'est facile: Pierre devient Peter. Pour le nom de famille, c'est plus délicat, à moins de le décomposer. Poillievre est en fait deux mots: «poil» et «lièvre». En anglais cela se traduit respectivement par hair et hare. Bref, il faudrait l'appeler M. Hairhare.


Ridicule, me direz-vous? Par les temps qui courent, infiniment moins que Trudeau.